Grève des infirmières libérales : Elles se sentent « invisibles »
Les 60 000 infirmières libérales, appelées à la grève aujourd'hui, se « sentent invisibles » avec des tarifs bloqués depuis des années malgré l'augmentation de leur charge de travail liée au vieillissement de la population et à des délais d'hospitalisations plus courts.
Les trois syndicats d'infirmières et infirmiers (FNI, Onsil et Sniil) à l'origine du mouvement prévoient une cinquantaine de manifestations dans toute la France et des actions telles que des renvois d'appels téléphoniques vers les caisses d'assurance-maladie et les préfectures. A Paris, ils organisent un « sit-in » à partir de 14 heures devant la station de métro Pasteur (XVe), « avec réalisation gratuite d'actes de santé publique ».
La parution samedi d'un décret créant un Ordre infirmier satisfait les professionnels libéraux. Mais « nous ne sommes pas dupes : la parution de ce décret à quelques jours de la grève ne va pas nous démobiliser et faire oublier nous problèmes », prévient le président de la Fédération nationale des infirmiers (FNI), Philippe Tisserand. « Les infirmières libérales se sentent invisibles, elles souffrent du manque de reconnaissance des pouvoirs publics et des promesses jamais tenues par la classe politique », déplore la présidente du Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (Sniil), Annick Touba.
Les infirmières (les femmes représentent 84 % de la profession) revendiquent en premier lieu une revalorisation de leurs tarifs, en particulier ceux de la visite à domicile et des actes réalisés le soir et le dimanche. Leurs organisations représentatives ont entamé fin 2006 la négociation d'une nouvelle convention avec l'assurance-maladie.
Mais elles ont « reçu pour solde de tout compte une promesse d'augmentation d'à peine 5 % après cinq années de blocage de leurs actes et vingt-cinq années sur les majorations de dimanche, alors que les médecins ont vu leurs honoraires progresser de 25 % ces cinq dernières années », regrette M. Tisserand.
Une nouvelle séance de négociation est prévue demain entre l'assurance-maladie et un syndicat minoritaire, Convergence infirmière. « L'assurance-maladie repousse ces revalorisations au prétexte que le volume des actes infirmiers progresse mais cette hausse est liée à notre prise en charge de patients sortis de l'hôpital de plus en plus tôt, ce qui permet des économies », fait-il valoir.
« Les infirmières ne gagnent que 14,40 euros brut de l'heure », relève la vice-présidente de l'Organisation nationale des syndicats d'infirmiers libéraux (Onsil), Béatrice Galvan, qui pointe également la hausse du prix du carburant, la voiture étant « notre premier outil de travail ».
Les infirmières libérales, qui représentent environ 15 % des infirmières françaises, protestent également contre l'exclusion par les ministères de l'Education nationale et de la Santé du diplôme infirmier du système européen, licence, master, doctorat (LMD). « Aujourd'hui, une infirmière doit faire trois années et demi d'études avant d'exercer, ce qui correspond au niveau licence mais nos ministères de tutelle nous maintiennent à bac + 2 pour ne pas avoir à revaloriser les infirmières du public », explique Mme Galvan.
"Le Bien Public"
Les trois syndicats d'infirmières et infirmiers (FNI, Onsil et Sniil) à l'origine du mouvement prévoient une cinquantaine de manifestations dans toute la France et des actions telles que des renvois d'appels téléphoniques vers les caisses d'assurance-maladie et les préfectures. A Paris, ils organisent un « sit-in » à partir de 14 heures devant la station de métro Pasteur (XVe), « avec réalisation gratuite d'actes de santé publique ».
La parution samedi d'un décret créant un Ordre infirmier satisfait les professionnels libéraux. Mais « nous ne sommes pas dupes : la parution de ce décret à quelques jours de la grève ne va pas nous démobiliser et faire oublier nous problèmes », prévient le président de la Fédération nationale des infirmiers (FNI), Philippe Tisserand. « Les infirmières libérales se sentent invisibles, elles souffrent du manque de reconnaissance des pouvoirs publics et des promesses jamais tenues par la classe politique », déplore la présidente du Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (Sniil), Annick Touba.
Les infirmières (les femmes représentent 84 % de la profession) revendiquent en premier lieu une revalorisation de leurs tarifs, en particulier ceux de la visite à domicile et des actes réalisés le soir et le dimanche. Leurs organisations représentatives ont entamé fin 2006 la négociation d'une nouvelle convention avec l'assurance-maladie.
Mais elles ont « reçu pour solde de tout compte une promesse d'augmentation d'à peine 5 % après cinq années de blocage de leurs actes et vingt-cinq années sur les majorations de dimanche, alors que les médecins ont vu leurs honoraires progresser de 25 % ces cinq dernières années », regrette M. Tisserand.
Une nouvelle séance de négociation est prévue demain entre l'assurance-maladie et un syndicat minoritaire, Convergence infirmière. « L'assurance-maladie repousse ces revalorisations au prétexte que le volume des actes infirmiers progresse mais cette hausse est liée à notre prise en charge de patients sortis de l'hôpital de plus en plus tôt, ce qui permet des économies », fait-il valoir.
« Les infirmières ne gagnent que 14,40 euros brut de l'heure », relève la vice-présidente de l'Organisation nationale des syndicats d'infirmiers libéraux (Onsil), Béatrice Galvan, qui pointe également la hausse du prix du carburant, la voiture étant « notre premier outil de travail ».
Les infirmières libérales, qui représentent environ 15 % des infirmières françaises, protestent également contre l'exclusion par les ministères de l'Education nationale et de la Santé du diplôme infirmier du système européen, licence, master, doctorat (LMD). « Aujourd'hui, une infirmière doit faire trois années et demi d'études avant d'exercer, ce qui correspond au niveau licence mais nos ministères de tutelle nous maintiennent à bac + 2 pour ne pas avoir à revaloriser les infirmières du public », explique Mme Galvan.
"Le Bien Public"
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