Alcatel-Lucent: 50 à 70 emplois maintenus à Rennes selon les syndicats
Entre 50 et 70 salariés d'Alcatel-Lucent seront maintenus à Rennes dans le secteur recherche et développement sur la vidéo mais le nombre global de suppressions d'emplois prévues en France reste inchangé, a-t-on appris mardi de sources syndicales après une réunion avec la direction.
La direction a aussi proposé 2% d'augmentation de la masse salariale pour 2007 dans sa principale filiale, lors d'une première réunion dans le cadre des négociations salariales obligatoires, ce qui n'a fait que "mettre de l'huile sur le feu après les annonces du parachute doré de (l'ex-PDG d'Alcatel) Serge Tchuruk et du salaire de la directrice générale Patricia Russo", selon les mêmes sources.
La direction de l'équipementier en télécommunications n'a pas confirmé ces informations mais a précisé que la discussion sur le premier point, l'activité convergence (fixe-mobile), avait été "ouverte et constructive".
"Sur les 200 salariés de Rennes, répartis entre les sites de Saint-Grégoire et de Cesson, entre 50 et 70 de Saint-Grégoire resteront pour profiter du réseau rennais d'entreprises. Mais ce seront autant d'emplois supplémentaires qui seront supprimés à Orvault (Loire-Atlantique) puisque 218 postes doivent toujours disparaître entre Orvault et Rennes", a détaillé Hervé Lassalle (CFDT, majoritaire).
Salariés et élus de l'Ouest se sont fortement mobilisés pour les emplois depuis l'annonce du plan social début février.
Pour la CFE-CGC, "c'est un premier résultat". "Nous avons aussi obtenu qu'un centre de compétences open source (recherche et développement) soit créé à Lannion (Côtes d'Armor), ce qui donne quelques garanties pour l'avenir", a ajouté Bertrand Lapraye (CFE-CGC).
Par ailleurs, alors que CFDT et CGT demandaient 5% d'augmentation des salaires en 2007 et un minimum pour les bas salaires, la direction a proposé 2% pour Alcatel-Lucent France SA (8.400 salariés). "Soit 1% pour les salariés travaillant normalement et 1% supplémentaire pour les promotions et les rattrapages divers", selon la CFDT.
"La direction justifie sa rigueur par le contexte difficile. Alors que l'on sait que des directeurs français négocient l'alignement de leur salaire sur celui des directeurs américains de Lucent en ce moment, et que ce que touchent Tchuruk et Russo a fait scandale", a estimé M. Lassalle.
Serge Tchuruk, a gagné près de 8,2 millions d'euros en 2006, dont une indemnité de départ de 5,6 millions après l'abandon de ses fonctions exécutives. Patricia Russo, ex-PDG de Lucent, devenue la directrice générale d'Alcatel-Lucent, a touché en 2006 1,9 million d'euros.
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