PSA : 10.000 suppressions après les élections ?
Selon Capital, PSA Peugeot Citroën prévoierait de mettre en oeuvre un plan de restructuration en France et en Europe après la présidentielle.

(Reuters)
PSA Peugeot Citroën met la dernière main à un plan de restructuration prévoyant 10.000 suppressions d'emplois en France et en Europe dans le groupe et chez ses sous-traitants, qui serait mis en oeuvre après la présidentielle, affirme vendredi 20 avril le magazine Capital sur son site internet.
Interrogé par l'AFP, un porte-parole du groupe automobile a indiqué qu'il n'y avait "pas de plan de restructuration ni de plan social en cours chez PSA".
Selon Capital, le nouveau PDG de PSA Christian Streiff s'est engagé auprès du gouvernement à ne pas "annoncer ces charrettes en pleine période de campagne présidentielle", ces suppressions de postes étant "d'autant plus sensibles électoralement" qu'elles risquent de toucher en France les sites d'Aulnay (Seine-Saint-Denis) ou de Rennes.
Mais Christian Streiff "affirme aujourd'hui en privé que 'la mise en oeuvre de son plan ne peut plus attendre l'été'" et sans doute même pas le deuxième tour des législatives fixé au dimanche 17 juin, croit savoir le magazine.
"L'idéal", selon Christian Streiff cité par Capital, "serait d'annoncer ces suppressions d'emplois après le deuxième tour de la présidentielle" et ce quel que soit le prochain président de la République.
PSA a rappelé vendredi la signature début avril d'un accord de "gestion prévisionnelle des emplois et des compétences" (GPEC). Cet accord prévoit notamment que des mesures "incitatives, s'adressant à des salariés volontaires, pourront être mises en oeuvre en cas de situation nécessitant une réduction ou une adéquation des effectifs".
Il a été avalisé par cinq syndicats du groupe -CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO et GSEA-. La CGT, non signataire, a estimé qu'il avait "pour objectif de supprimer des emplois".
"PSA sort d'une merveilleuse période d'embauches et nous devrons vraisemblablement nous résoudre à une baisse des effectifs" pour "mettre fin à l'envolée de nos frais fixes", a déclaré récemment Christian Streiff.
Le groupe, confronté à une baisse de ses ventes et de sa rentabilité, termine la mise en oeuvre du plan de 10.000 suppressions d'emplois en Europe de l'Ouest, dont 7 à 8.000 en France, annoncé en septembre dernier par le précédent PDG Jean-Martin Folz.
Le groupe PSA emploie actuellement quelque 211.000 personnes, dont plus de 120.000 en France.
(AFP)
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