Environ 2 000 personnes dans les rues de Dijon

 De la place Wilson à la rue de la Liberté, environ 2 000 personnes ont défilé à l'occasion de la traditionnelle manifestation syndicale du 1er mai (photo Philippe Maupetit)
De la place Wilson à la rue de la Liberté, environ 2 000 personnes ont défilé à l'occasion de la traditionnelle manifestation syndicale du 1er mai (photo Philippe Maupetit)
Les rues dijonnaises ont vibré, hier, au rythme de la traditionnelle manifestation syndicale du 1er mai. Une occasion idéale pour les différents syndicats de faire entendre leurs revendications à cinq jours du deuxième tour de l'élection présidentielle.

D es tambours, de l'accordéon, de la mandoline, des drapeaux... et du muguet. L'ambiance était pour le moins festive hier à l'occasion de la traditionnelle manifestation syndicale du 1er mai. Environ 2 000 personnes ont défilé entre 11 heures et 13 heures dans les rues dijonnaises, depuis la place Wilson, en passant notamment par la rue Pasteur, la rue Michelet, la rue de la Liberté ou encore la place du Théâtre. Une bonne surprise pour les syndicats qui attendaient environ 1 000 participants. Le succès de cette édition 2007 s'explique évidemment par les aléas du calendrier qui, une fois n'est pas coutume, place le 1er mai dans l'entre-deux tours de l'élection présidentielle.

Comme chaque année les principaux syndicats (CGT, CFDT, FSU, Unsa, et Solidaires 21) ont pris la tête du cortège, accompagnés par quelques drapeaux de la CNT et les bannières du PS, du PCF, de la LCR et de LO. A cinq jours du deuxième tour de la présidentielle, chacun en a ainsi profité pour faire entendre ses revendications aux deux candidats, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

Travail, salaire et pouvoir d'achat

« Quel que soit le vainqueur il est important de montrer que nos revendications ne changeront pas », explique Françoise Frerebeau, secrétaire régionale adjointe à l'Unsa 21 qui ajoute : « d'autres pays européens nous envient nos services publics, il faut réussir à les conserver. Il y a également des sujets qui n'ont pas vraiment existé dans cette campagne présidentielle, tels que la protection sociale et le régime des retraites ».

Du côté de la CFDT, Joël Jallet, secrétaire général UD CFDT, a insisté sur l'amélioration des conditions de travail, des salaires, des pensions et du pouvoir d'achat. L'emploi et les salaires ont également été l'une des principales revendications exprimées par Philippe Texier, secrétaire général départemental de la CGT, lors de son allocution : « Le nombre de chômeurs, malgré les chiffres annoncés par le gouvernement, reste élevé et la précarité continue de s'installer dans le secteur privé comme dans le public. Cela entraîne une dégradation des conditions de vie et du travail de milliers de salariés. Nombreux font le choix entre améliorer leur habitat, se soigner, éduquer leurs enfants, partir en vacances... Pour certains il n'y a plus qu'un choix : payer son loyer et compter les euros pour nourrir sa famille ».

La FSU a, quant à elle, fustigé « la loi de Robien dont nous exigeons le retrait pur et simple. Nous luttons également contre les expulsions d'immigrés et de leurs enfants. D'autre part nous souhaitons une renégociation du point d'indice de la fonction publique qui plombe les salaires vers le bas depuis 20 ans », insiste Thierry Klinguer, co-secrétaire départemental FSU. L'union syndicale Solidaires 21 a également donné de la voix afin d'exiger « un nouveau partage de la richesse produite dans le cadre d'une société plus solidaire et nous souhaitons qu'il soit mis un terme aux discriminations et à la financiarisation de l'économie ».


S. C.-V. - "Le Bien Public"



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