PSA réunit un CCE sur l'emploi
Le constructeur doit officialiser aujourd'hui les réductions d'effectifs. 4 800 suppressions de poste sont prévues.
TROIS JOURS après l'élection présidentielle, l'industrie automobile revient au coeur de l'actualité sociale, avec la tenue aujourd'hui à Paris d'un comité central d'entreprise (CCE) exceptionnel du groupe PSA Peugeot-Citroën, un CCE destiné à entériner les suppressions d'effectif.
Le groupe dirigé par Christian Streiff devrait confirmer à cette occasion la suppression de 4 800 des 96 000 emplois de la division automobile de PSA. Le groupe compte au total 122 000 employés en France.
Révélées voici deux semaines, ces mesures ne comprendront pas de licenciements secs, mais des départs volontaires ou des retraites anticipées. A priori, aucun partant ne sera remplacé.
Ces mesures souhaitées par Christian Streiff, le nouveau président du groupe, dès son arrivée à la tête du deuxième constructeur européen, sont destinées à améliorer la profitabilité en mettant en adéquation les effectifs et les ventes.
7 000 postes déjà supprimés
À plusieurs reprises, Christian Streiff a souligné que les effectifs de PSA sont calculés pour produire 4 millions de voitures alors que le constructeur français n'en a produit l'année dernière que 3,37 millions. Le tout alors que les profits diminuent. En 2006, PSA avait annoncé un résultat de seulement 176 millions d'euros contre 1,01 milliard en 2005. Un plan de suppression de 10 000 postes en Europe avait été lancé en 2006. Environ 7 000 postes ont déjà été supprimés.
Quelque 1 800 agents de maîtrise, autant d'employés de maintenance et de logistique, et enfin 1 200 cadres ou ingénieurs auraient choisi de quitter l'entreprise. La moitié de ces départs concerneront les sites industriels proprement dits, mais les usines ne seront pas les seules concernées par l'allégement des effectifs. Environ 1 500 personnes du secteur de l'amont technico-industriel partiront également. Ces activités regroupent les bureaux d'études et de recherche automobile des sites de La Garenne et de Vélizy-Villacoublay en région parisienne, de Sochaux-Belchamp (Doubs).
Dans le secteur commercial, un peu moins de 500 personnes devraient quitter les deux marques du groupe. Enfin, un peu plus de 500 salariés travaillant dans d'autres divisions - dont le siège ou les services administratifs - sont concernés. Début avril, les syndicats avaient signé un accord de gestion prévisionnelle et des emplois et des compétences (GPEC) qui prévoyait notamment des mesures incitatives pour les départs volontaires.
"Le Figaro"
"Le Figaro"
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