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UNSA-INFOS
N° 387
Union Nationale des Syndicats Autonomes
21 rue Jules Ferry
93177 Bagnolet cedex (France)
 
22 mai 2007


     

Le sens d’une rencontre

Éditorial à paraître dans UNSA Magazine n°98

Le mardi 15 mai, l’UNSA a été reçue par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, dans le cadre des consultations que celui-ci a engagées avec les partenaires sociaux.

Une telle rencontre constituait une « première », évidemment lourde de sens.

Le Président de la République, nouvellement élu, savait pertinemment qu’en associant le nom de l’UNSA à la liste des cinq organisations syndicales dites représentatives, il brisait un tabou.

Il est trop tôt pour dire, comme l’écrivent certains journalistes, que par ce geste « le chef de l’Etat permet à l’UNSA de faire son entrée dans la cour des grands ». Ce mot « grand » prêtant d’ailleurs à sourire, car en matière de réflexions, de propositions et d’actions, l’UNSA n’a rien à envier à personne ; quant au nombre d’adhérents, nous sommes déjà et depuis longtemps dans la cour des grands.

Ce que je pense par contre, c’est que Nicolas Sarkozy, réputé pour bien apprécier les rapports de force, sait ce que « pèse » l’UNSA dans de nombreux secteurs aussi bien du public que du privé. Il a bien compris, lui, que l’UNSA constituait un interlocuteur de premier plan.

Cela s’appelle le réalisme.

De plus, inviter l’UNSA dans de telles consultations ne manque ni de panache ni de courage, quand on connaît les rigidités du paysage syndical français et les discriminations qu’il engendre à notre égard.

Mais le plus important est ailleurs. Cette rencontre est réconfortante pour l’avenir. Elle va nous donner la satisfaction de pouvoir débattre avec le chef de l’Etat et son Premier ministre des dossiers qui concernent les salariés de ce pays et donc de défendre la ligne syndicale qui est la nôtre.

Car là est notre vocation d’organisation syndicale réformiste : faire aboutir ce que nous croyons juste sur le plan économique et social, se battre pour imposer nos idées, négocier là où les choses se passent.

C’est ce que nous avons esquissé pendant la campagne électorale en élaborant nos propositions et en les soumettant aux candidats. C’est ce que nous allons continuer à faire, lors de ce nouveau quinquennat, dans le respect de nos valeurs et la cohérence de nos mandats.

Mais désormais notre action va devoir se déployer dans un contexte nouveau, marqué à la fois par le fort taux de participation et le score élevé obtenu par Nicolas Sarkozy, ce qui donne à son programme une légitimité démocratique incontestée.

Raison de plus pour nous, organisation syndicale, de jouer pleinement le rôle qui est le nôtre. Car dans notre vision de la société, démocratie politique et démocratie sociale ne s’opposent pas mais se complètent.

Or aucune réforme, dans un pays démocratique, ne peut être ressentie comme légitime si elle est imposée sans concertation, sans débat.

Nous avons redit au Président de la République que la discussion, la négociation n’étaient jamais du temps perdu et que l’histoire nous apprenait que la norme négociée était toujours préférable à la norme imposée. Cela aussi donnait du sens à cette rencontre.

 

Alain OLIVE,
Secrétaire général de l’UNSA
Le 17 mai 2007

Résultats d’élections professionnelles

Dans l’union économique et sociale « Amont » du groupe Total (exploration…), l’UNSA confirme sa première place et conforte celle-ci en passant de 35,1% en 2005 à 38,2% en 2007 (1470 voix sur 3850 suffrages exprimés) loin devant la CFDT et la CGC. Si le SICTAME UNSA est largement en tête chez les cadres (45,5%), il arrive pour la première fois en tête chez les ouvriers/agents de maîtrise avec 26,8% !

Lors des élections professionnelles au sein de la société ETF (Européenne de Travaux Ferroviaires) comptant près de 400 salariés répartis dans toute la France, l’UNSA obtient des résultats encourageants avec près de 25% des voix, CE et DP cumulés.

Lors des élections des représentants du personnel au sein de l’Établissement National des Invalides de la Marine (établissement public gérant la protection sociale des marins ayant des antennes à Paris, Bordeaux, St Malo, Lorient et Paimpol), l’UNSA remporte 102 des 350 suffrages exprimés, soit 29,14%.

11ème congrès de la CES à Séville

Une délégation de l’UNSA conduite par son secrétaire général, Alain Olive, participe au congrès de la CES à Séville du 21 au 24 mai.

La CES veut passer résolument à l’offensive. Ainsi elle a choisi comme slogan pour le congrès : « A l’offensive pour plus d’Europe sociale, plus de solidarité, plus de développement durable ».

En effet, au cours des dernières années, les syndicats au plan européen ont été poussés à la défensive sous l’effet conjugué de la mondialisation et de politiques d’inspiration néolibérale. Les travailleurs sont confrontés à l’insécurité croissante de l’emploi, aux fermetures d’usines et aux délocalisations à un moment où la mondialisation frappe l’industrie européenne et le marché du travail.

La CES constate le manque actuel de progrès de la dimension sociale du marché intérieur de l’Union européenne (UE) ainsi qu’une quasi absence de nouvelle législation sociale depuis 2001.

Aussi, elle a l’intention d’adopter une approche très proactive dans la promotion des intérêts des travailleurs. Elle veut intensifier son action, mobiliser les travailleurs et renforcer son influence sur les décisions politiques majeures comme elle l’a fait avec succès lors de la campagne contre la directive « Bolkestein ».

L’Europe est la seule région au monde à avoir un modèle social. Mais, les dirigeants de l’UE doivent en faire beaucoup plus pour le plein emploi, des emplois de qualité, l’égalité des chances, la protection sociale et les droits fondamentaux, le dialogue sociale.

La décision appartient désormais aux 1000 délégués représentants les 81 organisations nationales provenant de 36 pays qui participent au congrès de la CES.

L’UNSA, fidèle à ses orientations, appuiera les propositions allant dans le sens d’une CES plus forte, d’une Europe plus sociale et d’une Europe plus intégrée.

Le site Internet du congrès : http://sevilla.etuc.org/

Lundi de Pentecôte : toujours la cacophonie

Après la canicule de 2003 et de ses conséquences dramatiques, le gouvernement a institué « une journée nationale de solidarité » fixée le lundi de Pentecôte.

Cette journée doit permettre de mieux prendre en charge la dépendance des personnes âgées et des personnes handicapées.

Une convention ou un accord de branche ou d’entreprise peut fixer cette journée de solidarité à une autre date que le lundi de Pentecôte.

Cette année encore entre les entreprises qui seront fermées, ouvertes, celles qui feront cadeau de cette journée, les salariés qui prendront une journée RTT ou le fractionnement de cette journée en 7 tranches horaires, la journée de solidarité donnera lieu à controverse.

Le rapport en 2005 du comité de suivi et d’évaluation de la journée de solidarité relevait que les modalités d’application étaient insatisfaisantes et inégalitaires et il proposait «de poursuivre la réflexion sur la dépendance et son mode de financement pour l’avenir. A une évaluation objective des besoins futurs doit s’associer la recherche d’un effort mieux réparti sur l’ensemble des citoyens ».

L’UNSA rappelle qu’elle considère que ce sujet réclame d’autres solutions qu’une mesure dont le financement pèse essentiellement sur les épaules des salariés.

Le financement de l’aide qu personnes âgées doit reposer sur une solidarité nationale type CSG qui porterait la charge sur l’ensemble des revenus.

L’UNSA Santé

à Geront Expo

 

Du 22 au 24 mai 2007 de 9h à 18h se tiendra à Paris Expo, Porte de Versailles – Hall 7.2, le salon des produits et services pour la vie autonome en établissement et à domicile, Geront Expo – Handicap. L’UNSA – Santé et sociaux y tiendra un stand.

Toute l’actualité du salon sur www.gerontexpo.com

Forum OCDE 2007

Les dirigeants syndicaux appellent l’OCDE à renforcer les règles pour une mondialisation équitable et pour des fonds d’investissement responsables

 

Lors d’une consultation entre le TUAC* et les ministres de l’OCDE le 14 mai, les dirigeants des syndicats des pays de l’OCDE et des organisations syndicales internationales** appellent les gouvernements à renforcer les règles internationales et les politiques nationales pour gérer le coût social et environnemental de la mondialisation. Dans une déclaration publiée en amont de la « ministérielle » de l’OCDE (15-16 mai), les syndicats appellent les gouvernements de l’OCDE à rééquilibrer la croissance, à investir dans la protection sociale et dans l’éducation et à renforcer les règles du commerce international, de l’investissement étranger et des flux de capitaux.

Cette ministérielle de l’OCDE s’inscrit dans une série de réunions du G8. Pour John Evans, secrétaire général du TUAC : « Les conclusions positives de la conférence des ministres de l’Emploi du G8 à Dresde les 7 et 8 mai derniers, qui reconnaissent notamment le problème du creusement des inégalités, constituent pour nous une référence importante en vue de donner une dimension sociale à la mondialisation.

Ces conclusions doivent maintenant être relayées et amplifiées par la ministérielle de l’OCDE, puis par le Sommet du G8 en juin ».

* Commission syndicale consultative auprès de l’OCDE dans laquelle siège l’UNSA

** Les leaders syndicaux présents étaient John Sweeney (président de la centrale américaine AFL-CIO et du TUAC), Guy Ryder (secrétaire général de la Confédération syndicale internationale, CSI), John Monks (secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats, CES) et John Evans du TUAC.

 

 

 

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