Les infirmières à nouveau dans la rue
Huit organisations d'infirmières des secteurs libéral, hospitalier et scolaire appellent à la grève et à une manifestation nationale ce jeudi à Paris. Elles réclament la reconnaissance de leur formation à un niveau licence, et une revalorisation salariale.
Manifestation à Paris et rassemblements en Province.
Six syndicats - CI, le Sniil (secteur libéral), la CNI, Sud Santé sociaux (salariés des cliniques et hôpitaux), le Snics-FSU et le Snies-Unsa éducation (Education nationale) - l'association des infirmières de blocs opératoires (Unaibode) et des cadres (Atout cadre de santé) sont à l'origine de cette journée d'action. Le syndicat étudiant Unef appelle également manifester, a-t-il indiqué à l'AFP. Et un préavis de grève a été déposé dans la fonction publique hospitalière et à l'Education nationale.
A Paris, une manifestation nationale partira à 13h du parvis de la gare Montparnasse pour se rendre jusqu'aux abords du ministère de la Santé où une délégation demande à être reçue par la nouvelle ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Quelques rassemblements sont aussi prévus dans des grandes villes comme à Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Bordeaux, Caen, Nantes, Grenoble, selon la CNI.
Etudiants et professionnels infirmiers entendent réclamer la "reconnaissance de la formation initiale à un niveau licence (Bac+3) avec intégration de la filière infirmière dans un parcours universitaire LMD (licence, master, doctorat, ndlr)". Actuellement, les étudiants infirmiers effectuent en effet trois ans et quatre mois d'étude et stages, avant d'obtenir un diplôme seulement reconnu à niveau bac+2, alors que le Deug n'existe plus. Pendant la campagne électorale, le candidat Nicolas Sarkozy avait souhaité "que les négociations (...) puissent aboutir dans les meilleurs délais", en particulier sur "la reconnaissance du diplôme infirmier au niveau de la licence (Bac+3)".
1.400 euros bruts mensuels en début de carrière et 2.300 en fin de carrière.
Selon les syndicats, cette reconnaissance au niveau licence devrait entraîner une revalorisation salariale. Les infirmières dans les hôpitaux publics n'ont "obtenu aucune revalorisation lors du dernier protocole d'accord du 19 octobre 2006, tout comme d'ailleurs dans le secteur privé", souligne Sud Santé sociaux, qui déplore "la smicardisation de la profession". Et ce alors que les infirmières libérales viennent d'obtenir une revalorisation de leurs honoraires en deux phases, en 2007 puis en 2008 sous conditions.
Une infirmière hospitalière gagne elle en moyenne 1.400 euros bruts mensuels en début de carrière et 2.300 en fin de carrière, selon la CNI. Dans l'Education nationale, le Snies-Unsa éducation et le Snics-FSU dénoncent également le blocage des salaires au niveau de la catégorie "B" (niveau bac), et réclament le passage au niveau supérieur ("A"). Le salaire d'une infirmière scolaire va de 1.396,55 euros bruts mensuels en début de carrière à 2.421,30 euros bruts en fin de carrière, selon le Snies-Unsa éducation.
Tous mettent en garde contre la désaffection des étudiants vis-à-vis de cette profession et l'aggravation de la pénurie d'infirmières. Toutes catégories confondues, on compte près de 500.000 infirmières en activité, selon les syndicats.
Manifestation à Paris et rassemblements en Province.
Six syndicats - CI, le Sniil (secteur libéral), la CNI, Sud Santé sociaux (salariés des cliniques et hôpitaux), le Snics-FSU et le Snies-Unsa éducation (Education nationale) - l'association des infirmières de blocs opératoires (Unaibode) et des cadres (Atout cadre de santé) sont à l'origine de cette journée d'action. Le syndicat étudiant Unef appelle également manifester, a-t-il indiqué à l'AFP. Et un préavis de grève a été déposé dans la fonction publique hospitalière et à l'Education nationale.
A Paris, une manifestation nationale partira à 13h du parvis de la gare Montparnasse pour se rendre jusqu'aux abords du ministère de la Santé où une délégation demande à être reçue par la nouvelle ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Quelques rassemblements sont aussi prévus dans des grandes villes comme à Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Bordeaux, Caen, Nantes, Grenoble, selon la CNI.
Etudiants et professionnels infirmiers entendent réclamer la "reconnaissance de la formation initiale à un niveau licence (Bac+3) avec intégration de la filière infirmière dans un parcours universitaire LMD (licence, master, doctorat, ndlr)". Actuellement, les étudiants infirmiers effectuent en effet trois ans et quatre mois d'étude et stages, avant d'obtenir un diplôme seulement reconnu à niveau bac+2, alors que le Deug n'existe plus. Pendant la campagne électorale, le candidat Nicolas Sarkozy avait souhaité "que les négociations (...) puissent aboutir dans les meilleurs délais", en particulier sur "la reconnaissance du diplôme infirmier au niveau de la licence (Bac+3)".
1.400 euros bruts mensuels en début de carrière et 2.300 en fin de carrière.
Selon les syndicats, cette reconnaissance au niveau licence devrait entraîner une revalorisation salariale. Les infirmières dans les hôpitaux publics n'ont "obtenu aucune revalorisation lors du dernier protocole d'accord du 19 octobre 2006, tout comme d'ailleurs dans le secteur privé", souligne Sud Santé sociaux, qui déplore "la smicardisation de la profession". Et ce alors que les infirmières libérales viennent d'obtenir une revalorisation de leurs honoraires en deux phases, en 2007 puis en 2008 sous conditions.
Une infirmière hospitalière gagne elle en moyenne 1.400 euros bruts mensuels en début de carrière et 2.300 en fin de carrière, selon la CNI. Dans l'Education nationale, le Snies-Unsa éducation et le Snics-FSU dénoncent également le blocage des salaires au niveau de la catégorie "B" (niveau bac), et réclament le passage au niveau supérieur ("A"). Le salaire d'une infirmière scolaire va de 1.396,55 euros bruts mensuels en début de carrière à 2.421,30 euros bruts en fin de carrière, selon le Snies-Unsa éducation.
Tous mettent en garde contre la désaffection des étudiants vis-à-vis de cette profession et l'aggravation de la pénurie d'infirmières. Toutes catégories confondues, on compte près de 500.000 infirmières en activité, selon les syndicats.
"Radio France"
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