UNSA - Infos
Numéro 396 - 11 septembre 2007
| Régimes spéciaux : le Gouvernement doit négocier En déclarant dimanche 9 septembre sur Canal Plus que la réforme des régimes spéciaux de retraite était déjà « prête » et cela sans qu’aucune concertation ou négociation ait eu lieu avec les organisations syndicales, le Premier ministre, François Fillon, a joué les pyromanes. De deux choses l’une : ou cette déclaration est totalement fondée et le Gouvernement a dans ses cartons un projet de réforme totalement bouclé – et il prend alors le risque d’un affrontement très dur avec les salariés directement concernés - ou il s’agit d’une maladresse. Dans cette dernière hypothèse, l’UNSA demande au Gouvernement de donner très vite des signes qui conduisent à l’ouverture de vraies négociations. Communiqué du 10 septembre 2007 | |
| Avec l’UNSA, je signe et je fais signer la déclaration de solidarité | Tous les jours, nous avons connaissance d’actions menées contre les plus faibles : 300 personnes expulsés violemment d’un bidonville prés de Lyon, un hôtel social insalubre évacué en plein mois d’août en région parisienne… L’UNSA, en partenariat avec les associations travaillant sur « l’accès de tous aux droits de tous par la mobilisation de tous » considère que c’est en regroupant et en coordonnant les actions que nous pourrons lutter efficacement pour faire reculer la misère. L’UNSA participera donc à la journée mondiale de lutte contre la misère le 17 octobre au Trocadéro à Paris. Des initiatives locales auront lieu dans certaines villes comme Reims, Libourne, d’autres sont en cours de préparation. L’UNSA a signé la déclaration de solidarité « Contre la misère, comptez sur moi aussi »» et vous invite fortement à soutenir cette démarche en signant la déclaration que vous trouverez sur le site : |
| Prise de position positive du Parlement européen sur les SIG | L’UNSA juge positive la position prise par le Parlement européen sur les services publics lors de l’adoption de la résolution sur le réexamen du « marché unique » le 4 septembre dernier. Dans l’exposé des motifs, le rapporteur, Jacques Toubon, souligne fort opportunément que les citoyens de tous les États membres doutent du marché intérieur et des autres politiques communes. Il affirme qu’il existe plusieurs domaines dans lesquels les bénéfices du marché intérieur ne sont pas visibles. Il relève, entre autres, les services d’intérêt général (SIG), le domaine social, la mobilité des travailleurs, le domaine fiscal… Par conséquent, le Parlement rappelle qu’il importe d’améliorer la confiance des citoyens en promouvant des objectifs sociaux et environnementaux communs aux États membres, tels qu’un emploi de qualité, l’égalité des chances, la protection de la santé et de l’environnement. Il invite la Commission européenne à assurer la mission protectrice de l’Union dans ces domaines et à éviter toute concurrence réglementaire entre États membres. …/… Se basant sur le mandat de la Conférence intergouvernementale (CIG) concernant un protocole sur les SIG qui sera annexé aux traités, le Parlement invite la Commission à prendre des initiatives en vue de remédier à l’incertitude juridique concernant le statut des SIG, notamment les règles relatives aux aides d’État et aux marchés publics. Il estime que des SIG modernes et puissants sont indispensables pour réaliser les objectifs d’intérêt public que sont notamment la cohésion sociale et territoriale, la protection de l’environnement et la diversité culturelle. Cette prise de position est importante car elle précède une communication de la Commission sur le marché intérieur qui doit englober les SIG. L’UNSA continue de revendiquer une directive cadre sur les SIG et appelle tous ses adhérents et tous les salariés à signer massivement le pétition de la CES pour des services publics de qualité, accessibles à tous. Pour des services publics de qualité accessibles à tous, je signe et je fais signer la pétition de la CES (qui se trouve en bas à droite de la page d’accueil du site UNSA) |
| Productivité et travail décent, un nouveau rapport du BIT | L’augmentation des niveaux de productivité dans le monde connaît de grandes disparités, d’après un rapport du Bureau International du Travail publié le 2 septembre, qui ajoute que le gaspillage du potentiel productif des travailleurs est l'une des causes majeures de la pauvreté dans le monde. Le rapport « «Les indicateurs clés du marché du travail », qui mesure sur la base d’une vingtaine d’indicateurs les niveaux de productivité dans le monde et les déficits de travail décent, constate que l’écart de productivité entre les États-Unis et la plupart des autres économies développées continue de se creuser. Les États-Unis arrivent en tête du classement de la productivité, devant l’Irlande, le Luxembourg, la Belgique et la France. Mais, les Américains effectuant un plus grand nombre d’heures de travail par an que les travailleurs des autres pays développées, la Norvège détient le plus haut niveau de productivité par heure travaillée, suivie par les États-Unis et la France. En Asie de l’Est la production par travailleur est passée en 10 ans d’un huitième à un cinquième du niveau atteint par les pays développés. En Asie du Sud-Est, la productivité reste sept fois inférieure à celle des pays industrialisés. Au Moyen-Orient, en Amérique Latine et dans les Caraïbes, la productivité est trois fois plus faible que dans les économies développées. En Europe centrale et du Sud-Est (hors UE), le niveau est 3,5 fois plus bas et 4 fois moindre en Afrique du Nord. D’après le rapport, le plus grand fossé est observé en Afrique subsaharienne où la productivité est douze fois inférieure à celle du monde industrialisé. La hausse de la productivité résulte principalement du fait que les entreprises combinent mieux capital, travail et technologie. Un manque d’investissement dans les ressources humaines (formation et qualification) et dans les équipements et les technologies peut conduire à une sous utilisation du potentiel de la main-d’œuvre dans le monde. Selon le rapport, 1,5 milliard de personnes dans le monde, soit un tiers de la population en âge de travailler, sont «potentiellement sous-utilisées». Cette estimation de la sous utilisation de la main-d’œuvre comprend les 195,7 millions de chômeurs dans le monde et les quelques 1,3 milliards de travailleurs pauvres qui vivent avec leur famille avec moins de 2 dollars par jour et par personne. Pour le Directeur général du BIT, Juan Somavia, « Augmenter les niveaux de productivité des travailleurs qui ont les plus bas revenus dans les pays les plus pauvres est la clé pour réduire les gigantesques déficits de travail décent dans le monde ». |
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