reformeFPT.jpgOuverture de la conférence sur le dialogue social

 

La conférence sur le dialogue social dans la fonction publique s'ouvre ce lundi avec pour objectif de renforcer la place de la négociation et de faciliter la signature d'accords entre l'administration et les syndicats.

 

Elle précède de quelques jours les grèves organisées jeudi dans les transports, l'énergie et la fonction publique contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, la fusion GDF-Suez, ou les suppressions de postes dans la fonction publique d'Etat.

"On souhaite faire du dialogue social dans la fonction publique un modèle pour le privé", a déclaré André Santini, secrétaire d'Etat à la fonction publique, dans un entretien avec Reuters.

Pour l'instant, souligne-t-il, "le dialogue social est bien mis à mal : depuis 1998, on n'a pas pu obtenir d'accord entre l'administration et les syndicats, et le niveau de conflictualité est plus élevé que dans le privé".

"Une piste serait de donner aux managers les moyens de signer des accords à leur niveau dans leur administration", a expliqué le secrétaire d'Etat.

Dans son entourage, on précise vouloir discuter avec les syndicats d'"un système d'accords étagé: inter-fonctions publiques, interministériels, ministériels, et pourquoi pas des accords de services sur certains sujets".

Autres pistes, selon André Santini, "organiser des rendez-vous réguliers avec des thèmes précis" et "créer un espace de discussion identifié et clair".

"L'Etat doit assumer son rôle d'employeur", a déclaré le secrétaire d'Etat, soulignant que "le point d'indice (base de la rémunération des fonctionnaires, ndlr) n'est pas le seul sujet qui mérite un calendrier".

Cette conférence est la troisième organisée par le gouvernement depuis début octobre, après celle consacrée aux valeurs, missions et métiers de la fonction publique et celle sur le pouvoir d'achat. Elle sera suivie d'une conférence sur les parcours professionnels et les conditions de travail, le 29 octobre.

Les syndicats de fonctionnaires, qui se réuniront le 22 octobre pour décider d'un éventuel mouvement commun, estiment de leur côté que ces rendez-vous n'apportent rien de concret.

Selon eux, le gouvernement fait mine de discuter alors qu'il a déjà programmé les suppressions de postes et la disparition des régimes spéciaux.

A ces critiques, André Santini répond que "Nicolas Sarkozy avait clairement annoncé dans sa campagne le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux et la fin des régimes spéciaux".

Parallèlement aux conférences, qui s'achèveront au printemps prochain, le gouvernement a engagé une "révision générale des politiques publiques" pour "remettre a plat l'ensemble des missions de l'Etat" avec une "triple exigence d'efficacité, de qualité sur service rendu et d'économie dans la gestion des finances publiques".

"Reuters"





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Tag(s) : #Les réformes dans la Fonction Publique