UNSA - Infos
Numéro 409 - 11 décembre 2007
| Campagne de l’OIT contre les discriminations au travail Pour la troisième année consécutive, le Bureau de l’Organisation internationale du Travail en France lance une campagne de soutien de l’action de l’OIT pour la défense des droits fondamentaux au travail. Le refus des discriminations au travail est le thème retenu pour la campagne 2007 qui se déroulera en trois phases : - En décembre 2007, présence dans le métro parisien, le RER et sur les panneaux lumineux de la ville de Paris d’une affiche « Refuser les discriminations au travail » ; - En janvier 2008, affichage dans plusieurs grandes villes de province et campagne d’information ; - En mars 2008 un colloque national traitera de la prise en charge des discriminations par les multinationales françaises et par les acteurs sociaux économiques. Cette campagne s’appuiera sur le rapport global 2007 de l’OIT intitulé « L’égalité au travail : relever les défis » qui montre que malgré de notables avancées, discriminations et inégalités persistent sur le lieu de travail, depuis leurs formes les plus traditionnelles, sexe, race ou religion, jusqu’à de nouvelles formes fondées sur l’âge, l’orientation sexuelle, la santé, la séropositivité, le handicap. Lors de la célébration de la journée internationale des personnes handicapées (3 décembre 2007), l’OIT a rappelé que 470 millions de personnes en âge travailler dans le monde, sont discriminées dans l’accès au travail. En Europe, une personne âgée de 16 à 64 ans a 66% de chances de trouver un emploi ; ce taux tombe à 47% pour une personne modérément handicapée et à 25% pour une personne gravement handicapée. La discrimination ethnique reste préoccupante. En France, une enquête par tests de discrimination réalisée en 2006 sous l’égide du Bureau International du Travail (BIT) et du ministère de l’Emploi, a révélé que seulement 11% des employeurs testés ont respecté une égalité de traitement, alors que 70% des employeurs ont favorisé le candidat ou la candidate « français de souche ». Fait nouveau, le premier baromètre publié par l’Observatoire des discriminations révèle que dans notre pays la discrimination par l’âge arrive en tête : une personne de 48-50 ans a trois fois moins de chance de trouver un emploi qu’une personne de 28-30 ans. Active dans le combat contre les discriminations sous toutes leurs formes, l’UNSA s’associe à la campagne de l’OIT. Deux pages du numéro de décembre d’UNSA Magazine lui sont dédiées et le colloque « Combattre les discriminations » organisé par l’UNSA le 4 décembre a permis au directeur du bureau de Paris de présenter l’action de l’OIT. Des affiches sont encore disponibles auprès de tricoche@unsa.org et téléchargeable sur www.unsa.org rubrique : international, actualité de l’OIT. | |
| Représentativité | Nous avons appris hier la décision du tribunal d'instance de Lorient suite à la contestation par la CGT de la désignation d'un délégué syndical UNSA. Le tribunal rejette la demande de la CGT et la condamne à verser 300 Euros à l'UNSA. Rappelons que la contestation de la CGT n'a pas permis à l'UNSA de présenter des listes aux élections professionnelles de janvier 2007, empêchant ainsi l'expression démocratique des salariés. Cette décision du tribunal d'instance constitue une grande victoire pour les militantes et militants UNSA du centre de Kerpape qui se battent depuis mi-2006 pour la création d'un syndicat UNSA dans cet établissement. (Le centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelle de Kerpape est un établissement de la Mutualité Finistère Morbihan situé sur la commune de Ploemeur près de Lorient. Le centre de Kerpape comprend près de 700 salariés) |
| | Elections des Personnels Administratifs EN/ Sup’/JS : UNSA 1ère organisation Plus de 73.000 personnels administratifs de l’Education nationale (établissements scolaires, services académiques), de l’Enseignement Supérieur (universités, CROUS) et de la Jeunesse et des Sports étaient appelés aux urnes le 4 décembre pour désigner leurs représentants au sein des Commissions Administratives Paritaires, nationales et académiques. L’UNSA, à travers son syndicat Administration & Intendance UNSA, progresse et conforte sa première place avec 51 %, contre 48,5 % en 2004. A&I est en tête dans toutes les catégories : maintien en catégorie A (64%), score conforté en B (51 %) et forte progression en C (46,5%, + 4 points). Plus que jamais, A&I UNSA est le syndicat représentatif des personnels administratifs, quels que soient le secteur et la catégorie ! Lors de l’élection de représentants du personnel au sein de la délégation unique du Casino Grand Cercle d’Aix les Bains (73), l’UNSA s’est présentée pour la première fois après avoir démontré sa représentativité devant le tribunal. L’UNSA obtient 31 voix sur 88 suffrages exprimés dans le 1er collège et 13 voix sur 15 dans le collège cadres. L’UNSA décroche la seconde place ; elle est la seule organisation à avoir des élus dans les deux collèges. Dans la société métallurgique Durisotti (62), l’UNSA obtient aux DP 93 voix sur les 304 exprimées dans le collège « ouvriers/employés » et la totalité des 46 suffrages exprimés dans le collège « agents de maîtrise/cadres », soit 3 sièges sur 8 et 39 %. Au CE, la répartition des voix est très similaire, l’UNSA obtient 2 sièges sur 6. |
| Succès renouvelé pour le 3ème colloque « Combattre les discriminations » | L’UNSA a organisé pour sa troisième année, le 4 décembre 2007 à Paris, un colloque intitulé « Combattre les discriminations », avec le soutien du Fonds social européen (FSE) et de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (l’Acsé). L’organisation de ce colloque rentre dans le cadre du projet européen Equal « Transfert » et des engagements de l’UNSA qui a inscrit la lutte contre les discriminations dans sa résolution du congrès de Nantes de mars 2005. Et aussi de sa décision de dresser un bilan, chaque année, des actions entreprises pour combattre les discriminations. Ce colloque, qui a rassemblé des syndicalistes, des chercheurs, des juristes, des responsables d’ONG et d’associations, a été un moment fort d’échange, d’analyse et de propositions afin de mieux combattre les discriminations dans le monde du travail. Le colloque s’est organisé autour de quatre thèmes : École-entreprise, Insertion et lutte contre les préjugés ; Mobilisation des acteurs : approche pour combattre les discriminations ; Mobilisation des acteurs : action juridique ; et présentation de la campagne de l’OIT « Refusez les discriminations au Travail » par le directeur du bureau de l’OIT en France. |
| Au comité de suivi de l’Agence Nationale de lutte contre l’illettrisme | Mercredi 5 décembre, l’UNSA participait aux travaux du comité de suivi de l’ANLCI, dont elle est membre. Ces travaux étaient consacrés au déploiement du Forum permanent des pratiques, dont l’un des thèmes majeurs est la sécurisation des parcours professionnels des salariés qui ne maîtrisent pas les savoirs de base. Près de la moitié des personnes en situation d’illettrisme occupe un emploi : plus de 1,8 million travaillent sur les 3.100.000 selon l’INSEE. Pourtant ces hommes et ces femmes ont réussi à construire des compétences sans avoir recours à l’écrit. Mais dans une société qui évolue très vite, la non maîtrise des savoirs de base est un frein à la mobilité et à l’évolution de carrière ; nonobstant, la formation des savoirs de base relève de la gestion des compétences et cette thématique doit s’enraciner dans les périodes de professionnalisation, dans une logique de métier C’est pourquoi ,il faut privilégier les partenariats avec les OPCA qui sont des relais légitimes, s’appuyer sur les IRP, vecteurs essentiels, qui identifient des situations de travail et non des individus, impliquer l’encadrement de proximité qui facilite le réinvestissement sur le poste de travail. Toutes ces actions supposent du « sur mesure ». La lutte contre l’illettrisme s’inscrit dans le cadre de la formation professionnelle tout au long de la vie. En effet, une personne qui aura vaincu son illettrisme sera plus à l’aise pour affronter le monde qui l’entoure. |
| Au Comité exécutif de la CES | Le Comité exécutif de la Confédération européenne des syndicats (CES) réuni les 5 et 6 décembre dernier à Bruxelles a revendiqué de mettre la qualité de l’emploi au cœur des nouvelles lignes directrices intégrées 2008-2010 de la Stratégie de Lisbonne. Il a pris position dans le débat sur la réalité sociale européenne et a adopté une résolution sur la cohésion économique et sociale de l’Union. Il a également approuvé des recommandations visant à coordonner les négociations collectives sur les salaires dans les États membres en 2008. Face aux turbulences sur les marchés financiers, aux risques pour la croissance et l’emploi, le Comité exécutif s’est prononcé en faveur d’une réglementation des marchés financiers. Il a répondu aux initiatives de la Commission en matière de migration légale et illégale en se fondant sur le respect des droits de l’homme et sur le principe de l’égalité de traitement. Il a confirmé sa volonté de voir aboutir la révision de la directive sur les comités d’entreprise européens. Pour la 13ème Conférence internationale sur le changement climatique à Bali, le Comité exécutif a insisté pour l’intégration d’une dimension relative au travail et au social. Il a formulé un certain nombre de recommandations pour la révision du système européen d’échange de quotas d’émissions de CO2 (SEQE). Dans son introduction, le Secrétaire général a abordé les instruments de défense commerciale, les services publics et le marché unique. Il a fait le point sur la réforme de la directive temps de travail et sur l’évolution du projet de directive sur le travail intérimaire. Sur l’ensemble de ces points, l’UNSA partage les analyses et soutient les positions de la CES. |
| L’UNSA déplore l’échec sur le temps de travail et le travail intérimaire | L’UNSA, avec la Confédération européenne des syndicats (CES), constate qu’une nouvelle fois le Conseil des ministres des affaires sociales, réuni le 5 décembre dernier, n’est pas parvenu à un accord sur deux mesures sociales très importantes, à savoir le projet de directive relative aux conditions de travail des travailleurs intérimaires et la proposition de révision de la directive concernant certains aspects de l’aménagement du temps de travail. Les deux textes sont bloqués depuis des années car les États membres de l’Union européenne (UE) n’arrivent pas à trouver un compromis sur des normes minimales en matière de droit du travail. Pour le mouvement syndical européen, la construction d’un marché du travail européen exige des règles communes afin de protéger les travailleurs et d’éviter le dumping social. Pour ce faire, il faut supprimer la dérogation au maximum de 48h de travail hebdomadaire afin de protéger la santé et la sécurité des travailleurs, reconnaître en tant qu’heures de travail les heures de garde sur le lieu de travail, et assurer aux travailleurs intérimaires les mêmes droits qu’aux travailleurs permanents. Certes une forte majorité des 27 États membres de l’UE est favorable à une Europe plus sociale mais ce nouvel échec dû au Royaume-Uni soutenu notamment par l’Allemagne, est absolument déplorable. Pour l’UNSA, il est indispensable que les États membres aboutissent à un accord dans les prochains mois. |
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