Fonctionnaires : "les caisses sont vides" (Santini) 

Les syndicats, qui ont rendez-vous lundi soir à Bercy, jugent insuffisantes les propositions de revalorisation faites par le gouvernement.

Les caisses "sont vides et les syndicalistes le savent très bien": André Santini a laissé peu d'espoir aux fonctionnaires, alors que des négociations salariales doivent s'ouvrir vers 17 heures (16 heures GMT) à Bercy.
Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique a évalué l'augmentation proposée au 1er mars 2008 à 3,7% (pour 1,6% d'inflation), dont "les 0,5% du traitement indiciaire", auxquels il faut notamment rajouter l'ancienneté et des mesures catégorielles. "3,7%, c'est largement au niveau du privé", a-t-il estimé, alors que les huit organisations (CFDT, FO, CGT, FSU, Unsa, CFTC, CFE-CGC, Solidaires) ont jugé à l'unanimité cette revalorisation insuffisante.

Le point d'indice, un "crocodile empaillé"

André Santini a ironisé sur le point d'indice, le qualifiant de "modèle dépassé" ou de "crocodile empaillé", et a estimé qu'il constituait le seul point commun aux huit organisations syndicales.
Le gouvernement souhaite "moduler" l'évolution des traitements, et veut mettre en place un mécanisme de garantie du pouvoir d'achat. Celui-ci, proposé par le ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth, doit permettre d'examiner les situations salariales au cas par cas tous les quatre ans. En effet, de 2001 à 2005, 17% des agents de l'Etat ont vu leur traitement indiciaire (ancienneté et point d'indice) progresser moins vite que l'inflation.

"Challenges"



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