Semaine sociale: Guadeloupe, rencontre intersyndicale et nombre de chômeurs
Dans un climat dominé par les événements en Guadeloupe, les syndicats, insatisfaits des résultats du sommet social du 18 février, définissent lundi les modalités de leur journée d'action du 19 mars, au début d'une semaine marquée par la publication du nombre de chômeurs en janvier.
En Guadeloupe, les discussions doivent reprendre lundi à 11H00 locales, les médiateurs devant préparer le terrain samedi par des entretiens bilatéraux avec le LKP d'un côté et le patronat de l'autre.
Cette nouvelle séance de pourparlers interviendra au lendemain des obsèques du syndicaliste Jacques Bino, tué par balle dans la nuit de mardi à mercredi.
Lundi également, en métropole, les cinq confédérations "représentatives" (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) ainsi que la FSU, l'Unsa (autonomes) et Solidaires (dont syndicats Sud) se retrouvent au siège de la CFTC pour arrêter les modalités de la nouvelle journée d'action qu'ils ont déjà programmée pour le jeudi 19 mars.
"Tout laisse à penser qu'il y aura de nouveau un accord unanime de tous les syndicats pour travailler désormais à un autre rendez-vous coordonné le 19 mars", selon le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault. La confédération plaide pour un rendez-vous social "de très grande ampleur le 19 mars".
La CFDT, FO, la CFTC ou l'Unsa sont aussi d'avis de "maintenir la pression" sur le gouvernement et le patronat pour infléchir plus nettement leurs politiques sur l'emploi et le pouvoir d'achat.
Face à ce front syndical, le gouvernement sera particulièrement attentif au climat social dans la fonction publique, le ministre Eric Woerth et son secrétaire d'Etat, André Santini, consacrant la semaine aux discussions avec l'ensemble des syndicats de fonctionnaires.
La CGT et la CFDT ouvriront le bal lundi, suivies mardi de FO et la CFE-CGC, puis jeudi de l'Unsa et Solidaires, vendredi de la FSU, un grand rendez-vous "multilatéral" les réunissant tous le 3 mars.
Outre une augmentation du pouvoir d'achat, via la revalorisation du point d'indice salarial, les syndicats réclament le gel des 30.000 suppressions d'emplois prévues en 2009 dans le cadre de la réforme de l'Etat.
Particulièrement mobilisé, le monde universitaire sera appelé jeudi à une quatrième manifestation dans les grandes villes de France.
Après avoir appelé le 2 février à la "grève illimitée" dans les universités, une coordination nationale poursuit, malgré les vacances scolaires, cette mobilisation contre la réforme du statut des enseignants-chercheurs et celle de la formation des enseignants.
Dans un contexte aussi tendu, la publication mercredi du nombre des nouveaux demandeurs d'emploi inscrits en janvier ne devrait guère apporter de répit. Depuis octobre, 45.000 à 65.000 personnes de plus s'inscrivent chaque mois.
Pôle Emploi, l'organisme qui a remplacé en janvier l'ANPE et les Assedic, a d'autant plus de mal à faire face que son changement d'organisation est en cours. Cinq syndicats (SNU, CFDT, CGT, FO, Snap) ont tiré la sonnette d'alarme et le conseil d'administration a exigé un plan d'action d'ici début mars.
Les agents se disent obligés de délaisser la prospection des offres d'emploi auprès des entreprises pour se concentrer sur l'accueil. Selon la CGT, 68.000 dossiers demeurent en retard.
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