![]() | UNSA-INFOS N° 376 | |
| Union Nationale des Syndicats Autonomes 21 rue Jules Ferry 93177 Bagnolet cedex (France) | 06 mars 2007 | |
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| L’UNSA rencontre Ségolène Royal Une délégation de l’UNSA conduite par son secrétaire général Alain Olive a rencontré le lundi 5 mars Ségolène Royal. En résumé, une rencontre plutôt positive. | |
| L’UNSA interpelle : A quand la véritable égalité professionnelle femmes-hommes ? 1er mars 2007 | Pour inciter la population à revendiquer l’égalité professionnelle femmes-hommes, le 8 mars, à l’occasion de la journée internationale des femmes, l’UNSA distribuera un tract sur l’ensemble du territoire. Quant à l’accès des femmes aux postes à responsabilité, là aussi, le bilan, dans le secteur privé comme dans le secteur public, démontre que les femmes subissent toujours une double peine : le « plafond de verre » et la maternité bloquent leur évolution de carrière. |
| Airbus : Les profits pour les actionnaires… Les risques pour les salariés Communiqué du 28 février 2007 | Au travers du dossier Airbus, l’UNSA considère qu’est posée la question de la politique industrielle de la France, et plus largement de la politique industrielle européenne. Les salariés d’Airbus subissent aujourd’hui les conséquences du plan de restructuration (Power 8).
En effet, après les annonces effectuées par Louis Gallois sur les restructurations issues du plan Power 8, Airbus se restructure en privilégiant les activités d’ingénierie et en externalisant ses activités de production. L’UNSA constate qu’Airbus n’est donc plus cette exception européenne, où le politique pilotait un exemple de coopération. La gestion néo libérale et l’appétit des actionnaires privés ont eu raison d’un mode de gestion, qui devrait privilégier le long terme, la pérennisation des emplois et des compétences sur les territoires. Que souhaitent les actionnaires privés d’Airbus ? Ils veulent reporter les risques inhérents à toute activité industrielle sur les sous-traitants. C'est vouloir le beurre et l’argent du beurre, c’est-à-dire les profits en reportant les pertes sur les seuls salariés. Pour l’UNSA, ce n’est pas acceptable. Une deuxième piste, malheureusement abrogée par le gouvernement actuel, permettait au travers d’un débat débouchant sur un processus législatif, d’assurer l’obligation pour tout donneur d’ordre de participer aux plans sociaux des entreprises sous-traitantes. Plus largement, elle les contraignait à ce que les salariés des sous-traitants bénéficient des mêmes dispositifs que les salariés de l’entreprise donneuse d’ordre. Cette disposition est d’ailleurs déjà prévue dans plusieurs accords internationaux, les principes directeurs de l’OCDE les imposent par exemple. La volonté de mener une politique industrielle à l’échelle européenne pourvoyeuse d’emplois stables et qualifiés saura-t-elle résister au premier coup de tabac ? |
| Les aéroports français doivent garder une majorité de capitaux publics | Le SNAPCC/UNSA, (Syndicat national autonome du personnel des chambres de commerce et d’industrie), syndicat majoritaire des personnels gestionnaires des aéroports français, tient à interpeller chaque candidat à l’élection présidentielle à propos de la composition du capital des Sociétés Anonymes Aéroportuaires. Un aéroport est bien un outil de service public qui doit rester sous la gouvernance du secteur public : CCI, Collectivités Territoriales, Etat. Une gestion majoritairement privée des aéroports serait difficilement compatible avec les deux contraintes spécifiques et fondamentales qui régissent le bon fonctionnement d’un aéroport : la sûreté et la sécurité. La Loi du 20/04/2005 prévoit que les capitaux ne seraient qu’ « initialement » publics – quelle sera la durée de cet « initialement » ? Le SNAPCC/UNSA a déjà fait entendre ces arguments à l’Assemblée Nationale et au Sénat. Il a alors été convenu que l’Etat ne vendrait pas ses parts avant 2013. On entend aujourd’hui un autre discours et l’on voit nombre d’investisseurs français ou étrangers se tenir prêts à arriver dès 2008 ! Dans cette période électorale, le SNAPCC/UNSA se tourne vers les candidats pour leur demander quelle est leur position quant à : - la durée de l’engagement de l’Etat dans le capital de ces sociétés - une modification de la loi du 20/04/2005 sur les aéroports instaurant la notion de « capital à majorité publique des SA aéroports», comme c’est déjà le cas pour Aéroport de Paris. Le SNAPCC/UNSA et l’UNSA feront connaître à tous leurs adhérents les réponses des candidats aux deux questions ci-dessus et pourront ainsi communiquer objectivement sur leurs positions. |
| 1er États généraux de l’Europe Samedi 17 mars 2007 Lille / Grand Palais | Le 25 mars 1957, le Traité de Rome était signé par six pays européens et donnait naissance aux Communautés européennes. A l’initiative de l’ONG EuropaNova, à laquelle se sont joints Notre Europe et le Mouvement européen, les premiers Etats généraux de l’Europe sont organisés à Lille pour célébrer le 50ème anniversaire du Traité de Rome. L’UNSA soutient cette initiative et interviendra lors d’un atelier. Elle invite ses adhérents et l’ensemble des salariés à y participer nombreux. Inscription en ligne à l’adresse suivante : www.fierteeuropenne.eu |
| La CSI dénonce des atteintes aux droits fondamentaux des travailleurs de l’Union Européenne | Dans un nouveau rapport, la Confédération Syndicale Internationale (CSI) pointe des infractions aux droits fondamentaux des travailleurs dans plusieurs pays de l’Union Européenne, alors que pratiquement tous les Etats membres ont ratifié les huit Conventions fondamentales de l’OIT. La discrimination contre les minorités ethniques, en particulier contre la communauté rom, est un grave sujet de préoccupation pour la CSI qui note aussi qu’en France les personnes d’origine maghrébine ou africaine rencontrent d’énormes difficultés à l’embauche. Le travail des enfants est constaté dans presque tous les Etats. Bien qu’il soit concentré dans les activités informelles, l’agriculture et les entreprises familiales, des violations des normes de l’OIT sont aussi constatés dans des relations d’emploi contractuelles. Pour la France le rapport fait état de modifications récentes de la législation autorisant le travail des enfants mineurs, notamment au travers de l’apprentissage junior. Malgré la ratification des normes de l’OIT sur le travail forcé ou obligatoire, dans pratiquement tous les États, la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle constitue toujours un problème. Le rapport estime qu’en France 90% des 15.000 à 18.000 prostituées sont victimes de la traite et que plusieurs milliers d’enfants sont forcés à se prostituer ou à effecteur des travaux domestiques. De plus, certains pays obligent les prisonniers à travailler pour des entreprises privées. En conclusion, la CSI appelle les Etats à déployer plus d’efforts en matière de législation pour faire respecter les normes fondamentales de l’OIT et invite l’UE à contribuer, au travers de son système de préférence généralisées (SPG), au respect des droits fondamentaux dans les pays en voie de développement. |
| Avec l’UNSA, je signe et je fais signer la pétition pour les services publics | L’UNSA se mobilise fortement pour recueillir le million de signatures nécessaire pour la réussite de la pétition lancée par la Confédération européenne des syndicats (CES) en faveur de services publics de qualité accessibles à tous. Cette pétition est extrêmement importante pour faire pression sur la Commission européenne afin qu’elle daigne enfin soumettre une proposition de directive cadre, seule à même de faire prévaloir l’intérêt général sur les règles du marché et de la concurrence. Pour l’UNSA, les services publics constituent un pilier essentiel du modèle social européen. Ils sont indispensables pour assurer la cohésion sociale, économique, territoriale de l’Union européenne, et pour garantir la qualité de vie des citoyens. C’est maintenant qu’il faut agir car la Commission doit publier prochainement une énième communication sur le sujet. D’autre part, la CES a décidé de deux semaines d’action de grande ampleur, du 1er au 15 mars, afin de populariser la pétition dans tous les Etats de l’Union européenne. Sans attendre, l’UNSA a multiplié les messages en ce sens. Le résultat est là puisque la CES vient de souligner une augmentation importante de signatures via le site Internet de l’UNSA. Nous ne devons pas nous en contenter mais redoubler d’efforts car le but est encore loin. Au sein du mouvement syndical européen, nous devons prendre toute notre place et participer à la création d’un mouvement puissant pour les services publics en touchant chaque salarié, chaque citoyen. |
| Cohésion sociale en Europe : les Etats doivent faire plus et mieux | Dans la perspective du prochain Conseil européen des 8 et 9 mars prochain, la Commission européenne a publié un rapport sur la protection sociale et l’inclusion sociale. En effet, en 2004, 16% des citoyens européens vivaient sous le seuil de pauvreté fixé à 60% du revenu médian. Les chiffres oscillaient entre 9-10% en Suède et République tchèque, et 21% en Lituanie et Pologne. Pour la France, ce taux est de 13%. Les enfants sont souvent plus exposés à la pauvreté que le reste de la population (19% dans l’Europe à 25). En 2006, près de 10% des personnes (citoyens non étudiants âgés de 18 à 59 ans) vivaient dans un ménage sans emploi. En outre, le travail ne protège pas toujours contre la pauvreté. Ainsi, 11 millions de travailleurs sont pauvres ou en situation de risque de pauvreté. Ce nombre atteignait, en France, 1,9 million en 2003. A propos des dépenses de santé, la proportion du PIB qui y est consacrée varie de 5,5% en Estonie à 10,9% en Allemagne, ce qui reste loin derrière les Etats-Unis avec 15,3%. |
| Pour le plein emploi et l’emploi de qualité en Europe | Le chômage diminue et l’emploi augmente selon un rapport récent de la Commission européenne sur l’emploi qui sera soumis au prochain Conseil européen des 8 et 9 mars. Ce rapport évalue la mise en œuvre par les Etats membres de l’Union européenne (UE), de leurs programmes nationaux de réformes au vu des priorités de la stratégie de Lisbonne. La Commission insiste sur la nécessité de réformes plus vigoureuses, notamment afin de mieux équilibrer flexibilité et sécurité sur le marché du travail. Pour l’UNSA, la flexibilité pour les entreprises est bien présente mais la sécurité pour les salariés fait défaut, tant et si bien que nous sommes loin de l’affirmation du commissaire européen chargé de l’emploi : « Les travailleurs doivent pouvoir passer facilement et sans crainte d’un emploi à un autre ». Dans l’UE, le chômage est passé de 9,1% en 2004 à 8,8% en 2005 et le taux d’emploi s’est accru de 0,8%, ce qui représente l’augmentation la plus importante depuis 2001. Mais 22 millions de nouveaux emplois doivent encore être créés pour atteindre les objectifs de l’UE en matière d’emploi d’ici 2010, soit un taux d’emploi global de 70%. |
| Solidarité avec l’île de la Réunion L’UNSA, membre de Solidarité Laïque, soutient l’appel lancé par cette organisation au profit de l’île de la Réunion. | |
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