| Une délégation de l’UNSA, conduite par Alain Olive, a rencontré Nicolas Sarkozy le lundi 12 mars.
Une grande partie de la discussion a porté sur la question des réformes et de leur mise en œuvre et notamment sur la rénovation de la démocratie sociale.
Sur ce point, Nicolas Sarkozy nous a apporté les précisions suivantes. Pour lui, une réforme de la représentativité syndicale n’a de sens que si, au préalable, on permet à tous les syndicats légalement constitués de se présenter au premier tour. Bien évidemment, nous ne pouvons qu’approuver une telle proposition. Les syndicats de l’UNSA subissent depuis trop longtemps les discriminations des employeurs et de certaines confédérations pour ne pas apprécier à sa juste valeur ce type d’engagement.
Faire de la liberté de présentation des syndicats au premier tour des élections professionnelles le premier pilier de la modernisation du dialogue social est une mesure que nous réclamons depuis longtemps.
Nous avons aussi, pendant ces discussions, pointé des désaccords qu’il s’agisse du service minimum ou de l’instauration d’une franchise sur les actes médicaux.
Nous avons dit à Nicolas Sarkozy que pour nous, cette franchise aurait comme conséquence de freiner l’accès aux soins pour certains malades -les plus modestes- ce qui serait médicalement dangereux et de surcharger encore plus les urgences hospitalières.
Il nous a été répondu que cette franchise d’un montant d’une dizaine d’euros par an viendrait se substituer au reste à charge de un euro et serait variable en fonction de l’état financier de l’assurance-maladie.
Nous avons exprimé aussi notre désaccord sur la question des emplois publics et le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Nicolas Sarkozy lie cette question de l’emploi public à la question de la revalorisation des salaires dans la fonction publique. Il se montre favorable à une grande négociation qui engloberait ces deux points ainsi que ceux sur les missions de l’Etat et la mobilité des fonctionnaires.
Un point d’accord a été acté sur le sujet de l’accompagnement des chômeurs et notamment la création d’un service public unifié de l’emploi né de la fusion de l‘ANPE et de l’UNEDIC.
Cette rencontre, qui succède à celle que nous avons eue avec Ségolène Royal, a permis une intéressante confrontation de points de vue.
Prochaine rencontre : le 16 mars avec Marie-George Buffet. |