Thomson : Des salariés toujours dans l'incertitude
N. M. - "Le Bien Public"
Aucune solution n'aurait actuellement été trouvée pour une centaine de salariés du site Thomson de Genlis, où près de 300 suppressions de postes ont été annoncées. Parallèlement, la cession de l'activité cathodes et filaments (77 personnes) est en cours de négociations.
Sur le site Thomson de Genlis, où près de 300 suppressions de postes ont été annoncées en novembre 2006 dans le cadre d'une reconversion initiée en 2004, de nombreux salariés sont toujours dans l'incertitude.
En effet, dans le cadre du volet « départs volontaires » du « plan de sauvegarde de l'emploi », 130 d'entre eux doivent d'ici fin juin présenter des projets personnels pouvant être soutenus financièrement par Thomson (formation, création d'entreprise, embauche dans un autre groupe.).
Risques de licenciements « secs »
En l'état actuel de la procédure, la direction du site n'a pas souhaité divulguer d'informations à ce sujet. Cependant, selon le syndicat CFDT de la métallurgie de Côte-d'Or, aucune solution n'aurait pour l'instant été trouvée pour une centaine de personnes. « Un point doit être fait en mai avec la direction. Si les 130 départs volontaires ne sont pas atteints, cela entraînera nécessairement des licenciements secs », annonce Sylvie Tika, secrétaire départementale du syndicat. Il est à noter que 200 salariés étaient déjà partis volontairement selon un plan identique achevé début 2006. Une autre question en suspens reste celle de la cession de l'activité cathodes et filaments (77 personnes) au bénéfice du groupe indien Videocon. Actuellement, le projet est entré dans une phase d'information-consultation avec le comité d'entreprise du site Thomson. La semaine dernière, un rapport d'expertise sur les conditions de reprise a été remis aux membres du comité.
Dans un objectif de préservation de l'intégralité des postes de l'activité concernée, la société Videocon se serait engagée à réaliser une capitalisation progressive de 2M€ sur trois ans. Depuis, le comité d'entreprise Thomson aurait émis une contre-proposition visant à conditionner cette opération à la mise en œuvre de travaux de réindustrialisation afin de permettre l'emploi des 77 salariés dans les trois ans. « Il existe actuellement une importante incertitude quant au devenir de cette action. Nous souhaitons un maximum de fermeté dans les conditions de cession de l'activité. Cette incertitude est la même en ce qui concerne l'activité de fabrication de décodeurs, pour laquelle il n'y a pour l'instant pas de repreneur », poursuit Sylvie Tika.
Parallèlement au volet « départs volontaires » et à la possible cession de l'activité cathodes et filaments, une centaine de salariés doivent partir en préretraite dans le cadre d'un plan élargi à la demande des syndicats (initialement 81 préretraites). L'activité d'emboutissage de pièces métalliques (82 personnes) a quant à elle été cédée en janvier à Metalis, filiale du groupe néerlandais Aalberts Industries (nos éditions du 23 décembre 2006). Sur les 636 personnes employées à Genlis en 2006, seule la moitié doit rester sur le site fin 2007.
Sur le site Thomson de Genlis, où près de 300 suppressions de postes ont été annoncées en novembre 2006 dans le cadre d'une reconversion initiée en 2004, de nombreux salariés sont toujours dans l'incertitude.
En effet, dans le cadre du volet « départs volontaires » du « plan de sauvegarde de l'emploi », 130 d'entre eux doivent d'ici fin juin présenter des projets personnels pouvant être soutenus financièrement par Thomson (formation, création d'entreprise, embauche dans un autre groupe.).
Risques de licenciements « secs »
En l'état actuel de la procédure, la direction du site n'a pas souhaité divulguer d'informations à ce sujet. Cependant, selon le syndicat CFDT de la métallurgie de Côte-d'Or, aucune solution n'aurait pour l'instant été trouvée pour une centaine de personnes. « Un point doit être fait en mai avec la direction. Si les 130 départs volontaires ne sont pas atteints, cela entraînera nécessairement des licenciements secs », annonce Sylvie Tika, secrétaire départementale du syndicat. Il est à noter que 200 salariés étaient déjà partis volontairement selon un plan identique achevé début 2006. Une autre question en suspens reste celle de la cession de l'activité cathodes et filaments (77 personnes) au bénéfice du groupe indien Videocon. Actuellement, le projet est entré dans une phase d'information-consultation avec le comité d'entreprise du site Thomson. La semaine dernière, un rapport d'expertise sur les conditions de reprise a été remis aux membres du comité.
Dans un objectif de préservation de l'intégralité des postes de l'activité concernée, la société Videocon se serait engagée à réaliser une capitalisation progressive de 2M€ sur trois ans. Depuis, le comité d'entreprise Thomson aurait émis une contre-proposition visant à conditionner cette opération à la mise en œuvre de travaux de réindustrialisation afin de permettre l'emploi des 77 salariés dans les trois ans. « Il existe actuellement une importante incertitude quant au devenir de cette action. Nous souhaitons un maximum de fermeté dans les conditions de cession de l'activité. Cette incertitude est la même en ce qui concerne l'activité de fabrication de décodeurs, pour laquelle il n'y a pour l'instant pas de repreneur », poursuit Sylvie Tika.
Parallèlement au volet « départs volontaires » et à la possible cession de l'activité cathodes et filaments, une centaine de salariés doivent partir en préretraite dans le cadre d'un plan élargi à la demande des syndicats (initialement 81 préretraites). L'activité d'emboutissage de pièces métalliques (82 personnes) a quant à elle été cédée en janvier à Metalis, filiale du groupe néerlandais Aalberts Industries (nos éditions du 23 décembre 2006). Sur les 636 personnes employées à Genlis en 2006, seule la moitié doit rester sur le site fin 2007.
N. M. - "Le Bien Public"
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