La manifestation de Paris a été appelé par plusieurs syndicats et avec les participation de partis de gauche. Cette manifestation, la principale parmi toutes elles qui sont prévues, devait se diriger vers la Place de la Nation, a été organisée par la CGT, l'Unsa (autonomes), la FSU (enseignants), Solidaires (syndicats Sud) et par le syndicat étudiant Unef.
Des mouvements politiques de gauche, notamment le PCF, le Mouvement des jeunes socialistes, arborant une banderole "stop Sarko", la LCR d'Olivier Besancenot et Lutte Ouvrière d'Arlette Laguillier, étaient placés en fin de cortège.
Quant aux leaders syndicaux Bernard Thibault (CGT), Alain Olive (Unsa), Gérard Aschiéri (FSU) et Annick Coupé (Solidaires) avaient pris place dans le carré de tête de la manifestation, derrière une banderole portant la mention: "tous ensemble pour le progrès social et la paix".
Les anarchistes défilent en ordre
Pour leur part, environ 2.000 anarchistes, selon la préfecture de police, ont défilé, appelant à l'"action directe contre le capital".
Réuni à l'appel du syndicat CNT (Confédération nationale du travail), et des mouvements politiques Fédération anarchiste (FA) et Alternative libertaire, le cortège est parti en milieu de journée de la Place des fêtes (XIXe arrondissement) à la Place de la République. Il devait rejoindre la manifestation CGT-FSU-Unsa-Solidaires-Unef organisée dans l'après-midi.
La banderole de tête "action directe contre le capital" était écrite en quatre langues, français, arabe, anglais et espagnol. Des manifestants allemands et espagnols s'étaient joints au cortège.
Parmi les slogans sacandés : "Révolution sociale et libertaire" et "Qui sème la misère, récolte la colère !". Interrogé par l'AFP sur l'attitude de la CNT à l'élection présidentielle, Jérémy Berthuin, membre du secrétariat international du syndicat, a répondu : "à bas tous les gouvernements de gauche, de droite, partage des richesses, partage du temps de travail !".
Des militants de la CNT Education arboraient sur une affiche : "Stop aux rafles à la sortie de nos écoles et de nos quartiers".
Chérèque à Metz
Le secrétaire général de la CFDT s'est joint mardi matin au cortège de la manifestation du 1er mai qui s'est ébranlé vers 10H45 à Metz, à l'appel notamment des syndicats CDFT, CGT, FSU et Sud. Loin de prendre position pour tel ou tel candidat, François Chérèque a indiqué qu'il était là "pour les interpeller aujourd'hui sur les revendications des salariés: l'emploi et le pouvoir d'achat".
Le leader de la CFDT avait justifié sa participation au défilé messin plutôt qu'au cortège parisien par sa volonté d'éviter de "faire du 1er mai une journée partisane" entre les deux tours de la présidentielle.
Il a par ailleurs indiqué qu'il défendrait "bec et ongles" la reconnaissance des organisations syndicales dans les entreprises, un des résultats de Mai 1968, dont Nicolas Sarkozy envisage de "liquider l'héritage".
La CGT, premier syndicat de France, avait alerté les salariés à plusieurs reprises sur la "vision ultralibérale" d'un candidat, Nicolas Sarkozy (UMP), pour ne pas le nommer. Or François Chérèque a vu dans les initiatives cégétistes une "démarche partisane" et n'a pas lancé d'appel national à manifester, à l'instar de FO et de la CFTC. Ce qui n'empêche pas ces syndicats, localement, de s'associer parfois aux défilés unitaires ou d'organiser leurs propres rassemblements.
Côté Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly a renvoyé dos à dos MM. Thibault et Chérèque, à qui il reproche, pour le numéro un de la CGT, "une consigne de vote" implicite en faveur de Ségolène Royal, et au leader CFDT, de "pencher pour Nicolas Sarkozy". M. Mailly, qui met en avant "l'indépendance syndicale", doit manifester à Lille.
De quoi alimenter les regrets de Bernard Thibault, qui déplore que les cortèges du 1er mai ne soient pas "plus systématiquement unitaires" sur le plan national, et brandit en exemple "le réflexe d'unité" des syndicats de nos voisins européens.
Bernard Thibault doit défiler à Paris, de la République à la Nation, dans un cortège associant, outre la CGT, le syndicat étudiant Unef, la FSU (enseignants), l'Unsa (autonomes) et Solidaires (syndicats Sud), trois syndicats dont les militants doivent battre aussi le pavé sur l'ensemble de l'hexagone.
De son côté, la CFTC a organisé son propre rassemblement: Au nombre de 3 à 4.000 place de la République, selon la CFTC, les manifestants, venus de diverses régions de France et habillés de bleu (la couleur de leur syndicat), ont défilé derrière une banderole proclamant "respectez tous nos temps de vie".