Grève totale de 24 heures reconductible à Airbus Saint-Nazaire

Un millier de salariés des deux sites Airbus de Saint-Nazaire ont voté mercredi une grève totale reconductible de 24 heures pour réclamer une prime exceptionnelle et la prise en compte des revendications syndicales dans le cadre du plan Power8, a constaté un journaliste de l'AFP.

"C'est une grève totale reconductible qui porte notamment sur des revendications en matière de prime d'intéressement et de participation que l'on souhaite équivalente à l'année dernière", a expliqué à l'AFP Yvonnick Dréno (FO, majoritaire).

Sur le site de Nantes, une autre assemblée générale a été organisée mercredi matin sans déboucher sur un vote mais 400 à 500 salariés se sont mis d'eux-même en grève pour la journée, a-t-on appris auprès de FO.

Airbus a annoncé la semaine dernière aux salariés le versement de primes de 2 à 10 euros, contre 1.200 à 1.800 euros en 2006, soit 2,88 euros en moyenne par salarié.

Cette annonce, qui intervenait après les révélations sur les 8,4 millions d'euros touchés par Noël Forgeard, l'ancien président exécutif d'EADS (maison mère d'Airbus) lors de son éviction en juillet 2006, avait entraîné une grève subite vendredi sur les sites de Saint-Nazaire (2.400 salariés) et Nantes (2.000 salariés).

"La direction générale a intérêt rapidement à entendre cette colère et cette détermination", a commenté M. Dréno devant le millier de salariés réunis devant le site de Saint-Nazaire Gron à la veille d'une réunion jeudi de négociation entre syndicats et direction à Toulouse.

Les salariés ont "pris leur destin en main", a-t-il ajouté, en précisant que "les organisations syndicales jouent un rôle sur la forme mais les salariés vont au delà et cela doit rendre services aux négociations".

Une nouvelle assemblée générale aura lieu sur le site de Gron jeudi à 09h00 pour envisager la reconduction du mouvement, a-t-on précisé de source syndicale.

© 2007 AFP

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