Le calendrier du programme Fillon


Contrat de travail, service minimum, universités: dans un long entretien à Europe 1, le nouveau Premier ministre a affiché sa volonté d'aller vite. Le détail de son programme


François Fillon, bien campé dans son rôle de leader de la campagne législative de l'UMP, a insisté mercredi sur sa volonté d'aller vite dans les réformes. Dans un long entretien accordé à Europe 1, le Premier ministre a mis en valeur la qualité de sa relation avec le président Nicolas Sarkozy, avec lequel il pense former "une équipe comme on en aura jamais vue", soulignant la nécessité d'"une unité de commandement" à la tête de l'Etat entre un président de la République "inspirateur du projet" et un Premier ministre "responsable de la majorité". 

François Fillon a passé en revue les dossiers les plus importants. Voici ses principales déclarations:


Contrat de travail:  "On donne aux organisations syndicales jusqu'à la fin de l'année pour travailler sur la question du contrat de travail unique. C'est un sujet sur lequel il y a une concertation nécessaire avec les organisations syndicales, c'est un sujet lourd de conséquences, technique et difficile".


Croissance:  "Nous allons proposer un ensemble de mesures fiscales et financières destinées à provoquer un vrai choc pour créer de la croissance. Notre objectif est d'être à 3%".


Service minimum: "Nous ne passerons pas en force pendant la session extraordinaire sur la question du service minimum. Nous donnons ce temps aux organisations syndicales, jusqu'à la fin de l'été pour faire des propositions. Si à la fin de l'été, elles ne sont pas faites, nous proposerons un texte au début du mois de septembre".


Universités : La loi augmentant l'autonomie des universités sera votée "au mois de juillet". Cette réforme sera "peut-être la plus importante" de la législature.


GDF-Suez: "L'idée de la fusion GDF-Suez est une idée qui est valable et que je ne rejette pas".  Mais "il y a d'autres options" et il n'y a "pas urgence à décider". "Une chose est certaine: nous ne laisserons pas GDF dans la situation d'aujourd'hui".


François Fillon s'est également exprimé sur d'autres sujets plus purement politiques. Evoquant le premier couac de son gouvernement, avec la volte-face de Martin Hirsch sur la franchise médicale, le premier ministre a affirmé: "Martin Hirsch vient de nous rejoindre, donc il n'avait pas lu avec beaucoup d'attention le projet politique sur cette question qui est celui du président de la République. Il a rapidement compris que cette franchise n'était pas ce qu'il craignait".


Enfin, au sujet des prochaines élections législatives, le Premier ministre a assuré que "la logique, c'est que quand on est battu, ça veut dire qu'on n'a pas le soutien du peuple et qu'on ne peut pas rester au gouvernement. D'ailleurs, c'est une règle que je m'appliquerai à moi-même puisque j'ai décidé d'être candidat aux législatives".

 

"L'Express"



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