Nestlé : La cession entérinée par le comité d'entreprise
La procédure juridique de cession du site Nestlé de Dijon est terminée et la cession prendra effet le 1er juillet.
L e Comité central d'entreprise de Nestlé, instance décisionnaire, s'est prononcé hier lors d'une ultime discussion autour du projet industriel de reprise du site de Dijon par la société suisse Barry-Callebaut et d'une indemnisation des salariés, non obligatoire mais pratiquée chez Nestlé.
Selon le directeur du site, Arnaud Capdeville, « la moitié des membres du comité d'entreprise a donné un avis favorable et l'autre moitié n'a pas pris part au vote ». En conséquence de quoi, « la procédure juridique est terminée localement » et la cession du site Nestlé à Barry-Callebaut « est entérinée ». Elle sera effective le 1er juillet. « Nous avons désormais un mois pour préparer l'intégration du site dans le nouveau groupe », précise encore Arnaud Capdeville qui attend dès la semaine prochaine des techniciens de Barry-Callebaut chargés notamment de préparer les 9 millions d'investissement qui vont concerner l'usine de Dijon.
« Projet industriel solide »
Hier soir, seule la CGT appelait encore à faire de la résistance dans le cadre du conflit qui oppose les salariés au groupe Nestlé au sujet de la prime de cession.
Dans un communiqué, la CFDT indiquait être la seule organisation syndicale à avoir émis un avis favorable à ce « projet industriel solide qui préserve les 440 emplois du site de Dijon ».
Le syndicat explique avoir fait évoluer la prime de cession jusqu'à hauteur de 15 000 € brut par salarié, « niveau jamais atteint au sein du groupe pour une telle prime ». Il dénonce comme étant « utopiques » et n'ayant « aucune justification économique » les demandes que « certaines organisations font miroiter aux salariés », créant « un climat d'insatisfaction qui se traduit aujourd'hui par un mouvement de grève à l'usine de Dijon ». Selon Christian Bougnon, élu CFDT au Comité central d'entreprise, « le groupe Barry-Callebaut, qui n'a pas cette culture de grève, ne comprend pas ce qui se passe. Les salariés sont pourtant très majoritairement favorables à la reprise du site, d'où l'incompréhension et l'inquiétude des repreneurs ».
« Un groupe solide »
Le communiqué CFDT poursuit : « Les deux autres organisations ne se sont pas prononcées au niveau du CE. La CFDT a pris ses responsabilités en exprimant un avis favorable à ce projet de reprise par un groupe solide qui prévoit un investissement à hauteur de 8 M€ et la reprise de tous les contrats de travail. Nous invitons les salariés à réfléchir sur l'avenir du site, qui dépend maintenant de l'engagement de chacun d'entre eux. Car cette usine a un potentiel formidable qui risque d'être gâché ».
Arnaud Capdeville a, lui aussi, bon espoir que le conflit se termine lundi.
"Le Bien Public"
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